Le droit à l'éducation et à l'instruction
Aicha (que Dieu soit satisfait d'elle) rapporte que le Prophète (que Dieu accorde la grâce et la paix) a dit :
« Celui qui a été éprouvé en ayant ces s. et qui est bon envers elles, elles lui serviront de protection contre le feu l'enfer. »(Boukhari - Muslim 2)
Quelle meilleure preuve de bonté envers les filles y a-t-il, que de les instruire et de les éduquer ?
Aboû Bourda rapporte d'après son père que le Prophète (que Dieu lui accorde la grâce et la paix) a dit :
«Tout homme qui, ayant une fille esclave, l'instruit et lui donne une bonne instruction, léduque et lui donne une bonne éducation, puis laffranchit et lépouse, aura une double récompense..."
(Boukhari)
S'il est demandé au Musulman de donner à une fille esclave la meilleure instruction et la meilleure éducation, c'est à plus forte raison son devoir envers sa propre fille libre. De bonnes valeurs morales et des connaissances utiles constituent la meilleure provision. Mais, si les valeurs morales restent inchangées, les connaissances utiles varient d'une époque à l'autre, tant par leur nature que par leur quantité.
Ibn Jourayj rapporte, d'après Atâ', d'après Jâbir ibn 'Abdallâh :
« Le jour de la fête de rupture du jeûne, le Prophète (que Dieu lui accorde la grâce et la paix) se leva et fit la prière. Il fit dabord la prière, puis prononça son sermon. Après avoir fini, il descendit et se rendit auprès des femmes, et leur fit une leçon, appuyé au bras de Bilâl. Bilâl recueillait les aumônes des femmes.. dans le pan de son vêtement.
(Selon une variante rapportée par Ibn 'Abbâs
Pensant qu'il ne s'était pas fait entendre des femmes, il leur fit un sermon et leur ordonna de faire l'aumône) ...
Ibn Jourayj demanda à 'Atâ' :« Penses-tu que ce soit du devoir de l'imam d'agir ainsi et de faire des leçons aux femmes ?» Certainement, répondit celui-ci, et que ne le font-ils pas(Boukhari & Muslim)
Lorsque le Prophète (que Dieu lui accorde la grâce et la paix) vit qu'il ne s'était pas fait entendre des femmes (il y avait beaucoup de monde, et les rangs des femmes étaient derrière ceux des hommes), il alla près d'elles pour leur faire un sermon, conformément à leur droit à l'instruction et à l'éducation.
Que Dieu fasse miséricorde à Atâ', qui a insisté sur le devoir d'instruire les femmes et de leur adresser des sermons, et reproché aux imams de son temps de ne pas s'acquitter de ce devoir.
En plus de ces textes, le droit de la femme à l'instruction et à l'éducation pour lui permettre de s'acquitter au mieux de ses responsabilités est confirmé par la règle juridique selon laquelle
«Tout ce qui est indispensable à l'accomplissement du devoir, est par là même obligatoire » ; or, les responsabilités de la femme relèvent toutes du domaine de l'obligatoire (wâjib ou du recommandé (mandoûb).
1.Al-Boukhârî, Livre de la science, chapitre « L'imam fait un sermon aux femmes et le' instruit », vol. 1, p. 203. Mouslim, Livre de la prière des deux fêtes, vol. 3, p. 18.
2.A1-Boukhârî, Livre des deux fêtes, chapitre « Le sermon de l'imam aux femmes le jour de l'Aïd », vol. 3, p. 119. Mouslim, Livre de la prière des deux fêtes, vol. 3, p. 18.